| Le huis clos Kabila-Kyungu à Lubumbashi: l'intolérance zéro au rendez-vous! |
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| Écrit par Pierre Kalambayi |
| Dimanche, 31 Janvier 2010 11:10 |
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Leur péché, c'est d'avoir protesté contre la manière dont la police de débats était assurée par le pérésident de l'assemblée provinciale décidé à les empêcher de mettre en relief la gestion hasardeuse de la province en mettant explicitement en cause trois ministres provinciaux. Curieuse ambiance de pugilat à la plénière de l'assemblée provinciale au cours de laquelle Doliveira da Costa avait pourtant promis de révéler la teneur des entretiens à huis clos qu'il avait eus dans son cabinet de travail avec Kabila Kabange qualques jours auparavant. Le mystère est resté entier car Kyungu n'a rien dit de sa rencontre avec Kabila, ses ex-Juféri rebaptisés en jeunesse de l'Unafec lui ayant facilité la tâche en admonestant avec zèle des députés suspectés ( dont Monga tutu) de vouloir saper l'action du gouvernement provincial étiquetté AMP.
Que l'incorrigible Kyungu ait commandité l'agression des députés provinciaux et qu'il s'empresse de plaider non coupable en menaçant d'assigner en justice ceux qui accusent des jeunes drogués de son parti, Unafec, d'être des agresseurs, ce n'est pas inhabituel. Qu'on se souvienne que pendant la campagne pour la présidentielle de 2006, des fanatiques à la solde de Kyungu avaient empêché des partisans des autres candidats à la magistrature suprême de battre campagne à Lubumbashi. Kyungu s'en était même vanté en soutenant que les personnalités qui avaient injurié Joseph Kabila ne pouvaient battre campagne dans son fief, le Katanga. Lesdites personnalités avaient été placées sous la protection des responsables de la Monuc qui leur avaient même conseillé quitter la capitale du Katanga.
Des obseravteurs estiment d'ailleurs que la rencontre Kabila-Kyungu au cabinet de ce dernier à Lubumbashi aurait pivoté autour des prochaines élections et le mot d'ordre serait de faire du Katanga le fief exclusif du président de la République. Voilà qui donne tout son sens à l'intolérence politique et encourage Kyungu à se comporter comme en territoire conquis, lui qui n'a jamais répondu de ses actes relatifs à l'épuration ethnique des Kasaïens au Katanga. C'est l'impunité dont jouit Kyungu qui l'a amené à dire il y a deux ans que les Kasaïens qui rentrent au Katanga en cherchant à récupérer leurs maisons versaient dans la provocation. Doliveira da Costa n'a jamais été désavoué et ses propos condamnés par Kabila ni aucun autre apparatchik du PPRD, ni même ces kasaïens porteurs de malette à la cour présidentielle.
Qu'on ne perde pas de vue que quand bien même le processus électorial de 2006 a été entachée de nombreuses irrégularités, les autres candidats à la présidentielle avaient été exhortés à accepter les résultats des élections. De toutes les façons, ils n'avaient pas de choix, Kabila ayant le choix de ceux qui avaient trouvé le meilleur robot pour remplacer Mobutu.
Les prochaines élections se profilent à l'horizon dans le même contexte avec un Kabila plus déterminé à rempiler surtout qu'en face on ne voit pas un candidat vertébré qui pourrait le mettre en difficulté en l'absence de Jean-Pierre Bemba tenu en respect par la Cour politique internationale ( CPI) à La Haye, de Tshisekedi qui poursuit sa convalescence en Belgique et d'Oscar Kashala qui n'a plus remis les pieds au Congo à démocratiser depuis 2006 au point que d'aucuns se demandent non sans raison de quelle manière le président de l'Urec communie avec les Congolais qui risquent de lui reprocher de les avoir abandonné et de ne revenir au pays que pour ramasser des voix.
Il suffit de relever que l'opposition institutionnelle se trouve dans le rôle de collabo pour réaliser que la nouvelle dictature au Congo, neuf ans déjà, a de beaux jours devant elle. Et les Congolais qui se sont réfugiés dana la résignation n'auront que leurs yeux pour pleurer.
Pour le reste, que le ministre PPRD de l'Intérieur, Célestin Mbuyu, décide de fermer le siège de l'assemblée provinciale du Katanga jusqu'au moment où la lumière sera faite sur les incidents survenus le jeudi 28 janvier courant avec à la clé quatre députés provinciaux molestés par des jeunes de l'Unafec-PPRD, on ne peut que dénoncer une autre manoeuvre dilatoire déstinée à faire rire les vaches. Dieu seul sait si le Congo en est dépourvu! |
| Mise à jour le Dimanche, 31 Janvier 2010 11:33 |
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Se soumettre ou se saborder. Pour ne l'avoir compris, quatre députés provinciaux du Katanga ont été passés à tabac le jeudi dernier, 28 janvier, dans l'enceinte de l'assemblée provinciale par des voyous à la solde de Doliveira da Costa dit Kyungu wa Kumwanza, président de l'assemblée provinciale du Katanga.