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K O F F I O L O M I D E, chante le Seigneur ROCHEREAU TABU LEY en 40 chansons PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Clément OSSINONDE   
Mardi, 27 Juillet 2010 14:08

Fier d’être le successeur de TABU LEY, c’est l’hommage que KOFFI

OLOMIDE rend à son idole et à son « père spirituel »,  Le Seigneur ROCHEREAU TABU LEY  à travers un super CD/DVD en live, produit et distribué  par PM International.

 

 

L’épopée de TABU LEY dans l’African Fiesta National et l’Afrisa International  se trouve merveilleusement retracée par une splendide compilation de 40 chansons en forme de guide, parmi lesquelles, les plus connues et les plus écoutées de toute la carrière musicale du Seigneur ROCHEREAU.  Avec des extraits de ses premiers albums, morceaux qui sont devenus des véritables classiques.

 

KOFFI OLOMIDE  marque par cette réalisation un véritable exploit qui pour l’essentiel a extrait au menu : de l’amour, de la tendresse, de l’émotion, de la mélancolie, et pourquoi pas de la nostalgie qui reflètent toute l’évolution de TABU LEY.  Peut-être faut-il se réjouir aussi de la voix taillée dans l’or massif de DOMBE OPETUM, les superbes harmonies rythmiques des guitaristes Simaro LUTUMBA, et MAIKA MUNAN. Une voix et des superbes harmonies guitaristique qui transcendent toutes les modes et savent se moquer du temps qui passe.

 

Professionnalisme impeccable du groupe, simplement accompagné par une section rythmique menée par le guitariste soliste GUVANO (ancien de l’Afrisa), les saxophonistes Gérard KONGI ASKA  et Jean Marie MAKUTUKALA  signent  ici l’un de leurs sonorités les plus émouvantes. Quant à KOFFI OLOMIDE, c’est une étrange frénésie qui le pousse à travers plusieurs chansons qu’il métamorphose en courses contre la mort ou contre le silence. Il faut en particulier  écouter l’extraordinaire version qu’il donne des titres comme « Jolie Elie », « Mokitano », « Lina », «Ya Gaby » « « Nzale » et tant d’autres, dans un Song mélancolique transformé en acrobatie vocale fascinant, mais loin de l’uniformité de timbre de l’univers sonore de TABU LEY. Servie par une prise de son exceptionnelle, la jeune chanteuse CINDY fait l’ouverture de cet album par « Beyanga» dont elle a su explorer avec succès  les cordes vocales de MBILIA BELL. Elle récidive très bien dans une autre chanson « Kinshasa » dans un climat de tension vocale bien dosée en duo avec KOFFI.

 

Cet album qui mérite bien son titre « The ultimate collection » est une leçon cinglante à la nouvelle génération des musiciens congolais quant à l’opportunité de pérenniser les œuvres des grands noms de la musique congolaise afin qu’elles soient accessibles à toutes les générations, un peu comme le font les afro-cubains, pour garder intact le patrimoine musical de leurs aïeux à travers des titres mémorables, comme la « habanera », « la Paloma » « Guajira guantanamera » « el manicero » « el que siembra su maiz », et tant d’autres merveilles des années 40 de la musique afro-caribéenne.

 

Le super album live CD/DVD « KOFFI chante TABU LEY » peu à juste titre faire partie des incontournables documents historiques de la chanson congolaise, au même titre que la collection de plusieurs DVD « Spécial 65ème anniversaire de TABU LEY » réalisée en 2006 à Brazzaville par Norbert DABIRA (DRTV). Une collection merveilleuse qui demeure également un véritable document

d’archive.

 

Les  amateurs de la musique congolaise voient de très bon œil, ces initiatives louables qui permettent aux mélomanes de tout bord d’entrer dans un monde fantastique de leurs idoles, de leur vivant. C’est dire que  KOFFI OLOMIDE dans son répertoire des chansons fétiches de TABU LEY a tout prévu pour satisfaire tous ceux qui ont des goûts différents et qui sont complétés dans leur choix.

 

Enfin, TABU LEY  il faut le rappeler a quitté la scène musicale depuis 2008 suite à un accident vasculaire cérébral (AVC) survenu à Kinshasa. Evacué à Bruxelles (Belgique) le 13 juillet 2008 il a été  hospitalisé à  la clinique St Luc de Bruxelles où il s’en est sorti sensiblement bien, avant de s’installer en France, notamment à Créteil. Il est dans une trajectoire plus stable et confortant, mais reprendre la scène musicale, demeure encore une équation difficile mais pas impossible.

 

Clément OSSINONDE

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Mise à jour le Mardi, 27 Juillet 2010 14:14
 

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