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Bertin Mampaka « séquestré » dans une cave PDF Imprimer Envoyer
Écrit par lesoir.be   
Lundi, 30 Novembre 2009 00:00

Mercredi, l'échevin Bertin Mampaka, au sortir d'une réunion avec l'ambassadeur du Burkina Faso en fin de journée, avait accepté une invitation de courtoisie de Bob Kabamba, un ancien candidat sénateur. Arrivé au restaurant en question, situé place du Luxembourg, il est vite apparu que c'était un traquenard.



"J'ai été ceinturé et blessé au bras"
"Il n'y avait ni anniversaire, ni membre de sa famille. Sur place, on m'a mené vers la cave", explique le politicien bruxellois. "J'ai rapidement senti que c'était un piège et j'ai souhaité m'en aller immédiatement. Les individus qui me faisaient face, dont Dominique Weerts, membre du CDH, m'ont contraint à rester parmi eux. J'ai été ceinturé par deux garde-chiourme et blessé au bras. Je n'ai pu quitter les lieux que vingt minutes après."

Entre critiques et menaces de mort
Deux jours après cet événement, l'échevin Bertin Mampaka est toujours touché au plus profond de sa chair. Mais il est loin d'être abattu. Plus que jamais, il compte tenir son rang et faire face à ses détracteurs. Malgré les critiques et les menaces de mort qu'il reçoit fréquemment.

"Je véhicule mes idées depuis dix ans"
"Je dérange. Je crois qu'il n'y a aucune autre explication", soupire encore l'échevin des sports de la ville de Bruxelles. "Apparemment, un black qui réussit en politique embête encore une poignée de réactionnaires. Pourtant, je mène ma barque et véhicule mes idées depuis dix ans... Je reste toutefois un idéaliste et me dis qu'un jour peut-être, on m'estimera à ma juste valeur."


Bertin Mampaka a été séquestré ! C'est La Capitale, qui a révélé l'affaire dans son édition de vendredi. On y apprend que l'échevin dit avoir été agressé par un trio notamment composé de Dominique Weerts, secrétaire national du CDH, et Bob Kabamba (Ecolo), président du CPAS de Dour. Bertin Mampaka raconte avoir été victime d'un « guet-apens ».

 

Bob Kabamba, de passage à Bruxelles, l'aurait invité à le rejoindre dans un restaurant de la rue du Luxembourg pour boire un verre. Selon le témoignage recueilli par notre confrère de la Capitale, l'échevin CDH se serait senti menacé, après avoir fait l'objet de « blagues à deux balles », et aurait cherché à quitter l'établissement avant d'en être physiquement empêché par le duo Weerts-Kabamba et une troisième personne. Il aurait même été frappé et poursuivi dans les escaliers avant que le patron n'intervienne.

Ce dernier confirme avoir dû intervenir pour séparer les protagonistes selon lui fortement éméchés, mais tombe à la renverse concernant la « séquestration » et n'a absolument pas le souvenir d'une blessure dont aurait été victime l'échevin. Bob Kabamba évoque, lui, une confusion née d'une discussion sur le Congo – Mampaka est étiqueté bembiste et Kabamba pro-Kabila – puis de propos incohérents tenus par Mampaka disant que sa sœur « a

été assassinée par l'entourage de Kabila, avec la complicité du CDH ». Dominique Weerts aurait alors menacé d'informer Joëlle Milquet de la teneur de ces propos.

« Parlez de moi en bien ou en mal. Peu importe. L'essentiel, c'est qu'on parle de moi », disait Léon Zitrone. Comme toute règle, elle souffre sans doute l'une ou l'autre exception.


Lire également : Bob Kazadi KABAMBA: pyromane ou sapeur pompier du Congo?

Mise à jour le Samedi, 05 Décembre 2009 13:55
 

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