Politique
vendredi novembre 16, 2018
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Un ''non-pays'', un ''non-Etat'', sans une administration ayant organisé un recensement en bonne et due forme dit être prêt pour les élections le 23 décembre 2018.

Les signes précurseurs des élections biaisées au cours d'une histoire où ''un jeune manipulable'' et ''inoffensif'' a été imposé au pouvoir-os au Congo-Kinshasa sont à peine analysés en profondeur.

''Les faux penalties'' de 2006 et de 2011 convertis en discours officiel en des ''élections gagnées'' par ''le Raïs 100%'', le lobbying qu'il mène aux USA et celui de la Commission électorale dite indépendante, le dédoublement, le triplement ou le quadriplement des ''partis politiques'', leur fusion apolitique ou dépolitique, la gestion léopoldien et kleptocratique dudit ''non-pays'', etc. ; tous ces signes annoncent un avenir proche davantage chaotique. Ils annoncent, à moins d'un miracle, une intensification de la violence pour perpétuer ''un chaos constructeur'' d'un désordre destructeur de l'identité congolaise et profitable aux multinationales.

Il est curieux que des compatriotes proches du ''Raïs 100%'' puissent, de temps en temps, quand ils sont en dehors du pays, parler de cette violence comme d'un fait anodin. Certains parmi eux disent ceci : ''Il va présenter sa candidature (aux élections-pièges-à-cons). Et si les Congolais(es) la rejettent, il va les tuer.'' Oh ! Que des Congolais(es) parlent aisément des massacres programmés de leurs compatriotes, cela dépasse tout entendement et dit le niveau d'ensauvagement atteint par certains d'entre nous au nom de la mangeoire.

La programmation de ce ''chaos constructeur'' peut être lue dans le discours officiel indiquant que ''le Raïs 100%'' n'écoute plus personne, ne reçoit plus personne, se moque de tout le monde.

Ce discours officiel ( http://www.rfi.fr/afrique/20180709-rdc-joseph-kabila-reporte-grands-rendez-vous-antonio-guterres-onu-moussa-faki-union) est une possible préparation des cœurs et des esprits à pouvoir comprendre et/ou justifier l'intensification de la violence au Congo-Kinshasa par ''Cheval de Troie'' de Paul Kagame. On pourra dire : ''On comprend. Il a rejeté tous les rendez-vous pouvant permettre l'organisation des élections limpides, claires, transparentes et démocratiques. Il n'a écouté ni les USA, ni l'UE, ni l'UA. Il est devenu têtu. Il peut tuer quand il en a envie.'' Les compatriotes faisant cette lecture auront déjà oublié la vidéo de Riccardo Petrella(https://www.anti-k.org/2018/01/15/guerre-lactivite-economique-plus-rentable/) soutenant que la guerre est une activité économique rentable.

Dieu merci ! ''Le petit reste'', lui, n'oublie pas. Il lutte contre l'amnésie. Il est d'avis que, si ''Alias Joseph Kabila'' est dorénavant présenté comme ''le seul maître à bord'' au Congo-Kinshasa, cela relève beaucoup plus du théâtre que de la réalité. Il est plutôt là, jouant le rôle qui lui est assigné par les multinationales et ses parrains, planificateurs des ''guerres secrètes en Afrique''. Il est pour eux un ''bon kamikaze''. Le discours officiel serait destiné à endormir les plus naïfs d'entre nous. Qu'ils réécoutent Riccardo Petrella.

Savoir que la guerre raciste et perpétuelle menée au Congo-Kinshasa est une opération destinée à l'extermination des Congolais(es) et est économiquement rentable devrait conduire les luttants congolais à questionner leur mode opératoire.

 

Babanya Kabudi

Génération Lumumba 1961