Politique
mercredi décembre 12, 2018
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Comment faisons-nous pour oublier, en une soirée, en une journée, toute l'histoire récente de notre pays ? Comment faisons-nous pour verser dans l'injure facile et dans ''la guerre tribaliste'' l'espace du retrait de deux signatures d'un accord accompagné des ''lettres d'engagement'' en refusant de questionner et ''les acteurs pléniers'' et ''les acteurs apparents'' ? Comment faisons-nous pour que l'espace d'une soirée, nous perdions de vue le mode opératoire de ''l'autre'' et de ses sous-fifres ?

Le politique en reliant les subjectivités entre elles se fonde sur certaines règles et principes promoteurs d'un ''bien-vivre-ensemble''. Il a comme horizon la production d'un ''vivre-ensemble harmonieux'', d'un ''bien-vivre-ensemble. Le débat, la délibération et les décisions collectives servent ce ''bien-vivre-ensemble'' ou sont supposés le servir. Les règles et les principes promoteurs du ''bien-vivre-ensemble'' sont codifiés dans les textes des lois et de la ''Loi fondamentale''. En principe, ils fixent les limites que l'exercice du pouvoir réel ne doit pas dépasser pour éviter de tomber dans la démesure, dans l'hybris ou dans l'hédonisme nihiliste.

Un français écrit : ''Cette interview de l’historienne congolaise Bénédicte Kumbi Ndjoko est essentielle pour comprendre la gravité de la situation dans la région des Grands Lacs Africains et le génocide toujours en cours en RDC (+ de 6 millions de morts en moins de 25 ans).''

Au Congo-Kinshasa, sur certains fronts de notre lutte collective, ''les minorités organisées et éveillées'' ne dorment ni ne sommeillent. Pendant qu'à Kinshasa, les débats sur les élections-pièges-à-cons révèlent leur appauvrissement historique et éthique, à Beni, des compatriotes lèvent le coin de voile sur ce qui est devenu, de plus en plus, ''un secret de Polichinelle'' : '' Enfin, soutiennent-ils, les FARDC (sic) confessent : il n' y a jamais eu des ADF. Les tueurs sont des envahisseurs''. Face à ce (re)dévoilement de la vérité et du mensonge systémique, les populations congolaises de Beni en colère voudraient en découdre avec leurs envahisseurs. Et l'ONU intervient pour les inviter à négocier. Réajuster nos débats nous exige d'y (re)intégrer la question de ''la balkanisation et de l'implosion du pays''.