Editorial
lundi novembre 20, 2017
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Quand ''Joseph Kabila'' est présenté comme ''un tout-puissant'' pouvant soumettre quatre-vingt millions de Congolais(es), les fanatiques applaudissent. Et les analystes politiques et autres chercheurs congolais s'inquiètent de la rupture épistémologique de cette idéologisation du ''Cheval de Troie du Tutsi Power''. Que signifie la rupture épistémologique ? Elle est le fait de cacher le soubassement, le contexte de l'émergence d'un texte ou d'un parcours cognitif pour le besoin de la cause. Quand les fanatiques applaudissent, cela peut être signe d'ignorance ou de l'inculture. Cela est très dangereux dans la mesure où le fanatisme met fin à tout débat désidéologisant. Et les fanatiques promettent des plaies et des bosses aux ténors des remises en question s'inscrivant en faux contre la rupture épistémologique.

Non. Mesdames et messieurs. ''Joseph Kabila '' est un agent du néolibéralisme répressif et agressif. Il doit ''sa toute-puissance'' aux parrains vendeurs d'armes et ploutocrates. Il est ''un Cheval de Troie'' de Paul Kagame soutenu par ''les mêmes maîtres du monde'' tapis à Paris, Bruxelles, Londres et Washington. Quand vos périples recouvrent ces capitales du ''monde libre'', vous allez vers les ''mêmes maîtres du monde''. Et dites aussi cela à vos applaudisseurs et à vos thuriféraires. Ne cachez pas le soubassement, le contexte de vos discours aux masses populaires abruties par plus de cinq siècles de traite négrière, de colonialisme, de néocolonialisme et d'impérialisme mondialiste.

Arrêtez de mentir aux masses assujetties par vos complicités avec leurs pyromanes que vous leurs présenter comme leurs pompiers. Vous mentez.

Dire que vous mentez ne signifie pas que Joseph Kabila ne vole pas, ne pille pas, ne prend pas les populations congolaises en otage. Non. C'est simplement affirmer que vous et lui servaient et/ou voulaient servir les mêmes prédateurs ayant fait main basse sur l'avenir du monde.

Lisez ce petit livre d'un couple français : ''Les prédateurs au pouvoir. Main basse sur notre avenir''. Vous verrez que vos périples n'augurent pas des lendemains meilleurs pour les masses populaires congolaises paupérisées. Mesdames et messieurs, arrêtez d'opérer la rupture épistémologique. Dites-nous : « D'où parlez-vous ? Pourquoi pouvez-vous parlez dans peur d'être attaqués comme Maduro et Evo Morales ? » ''Les minorités congolaises organisées en conscience'' ont, sur vous, comme sur vos parrains, un avantage : ''Elles savent que vous mentez''. Relisez Le discours sur le colonialisme.

De qui est-il le texte, mesdames et messieurs ? Il est encore d'actualité.

 

Babanya Kabudi

Génération Lumumba 1961