CongoOne 10 ans
lundi novembre 20, 2017
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En ce début de 2016, CongoOne rentre dans sa dixième année d'existence sur le net. Pour célébrer cet événement, CongoOne se propose de publier quelques textes issus de sa première version internet. Ce texte a été publié pour la première fois, le 04/11/2006.

A l’issue du premier tour de la mascarade électorale (dont les déficits ont été assez corrigés au deuxième tour sans que le Congo se départisse tellement de la ligne tracée par « les maîtres du monde »), un clivage s’est fait sérieusement sentir entre les électeurs de l’est et ceux de l’ouest, le centre ayant opté dans une large mesure pour une attitude abstentionniste. Le choix de l’est avait majoritairement porté sur le chef de l’Etat sortant et celui de l’ouest sur Jean-Pierre Bemba. Ce clivage semble être encore perceptible à l’issue  du second tour. A cette différence que contrairement au premier tour, le centre a opté, dans sa grande majorité, pour Jean-Pierre Bemba.

O. Mise en route

 

En ce début de 2016, CongoOne rentre dans sa dixième année d'existence sur le net. Pour célébrer cet événement, CongoOne se propose de publier quelques textes issus de sa première version internet. Ce texte a été publié pour la première fois, le 28/10/2006.

Il y a des compatriotes qui s’époumonent à réagir à la spécialiste du Congo du journal Belge le Soir sans qu’ils se rendent du désarroi de cette grande dame face à la perte de son monopole « de faiseuse des rois » en Afrique Centrale. Pour ceux de nos compatriotes ayant lu un livre dont l’auteur a été qualifié récemment de révisionniste ou de négationniste du génocide rwandais (c’est selon !), ils savent que selon Pierre Péan, « Colette Braeckman et Marie-France Cros ont façonnée l’opinion publique belge sur le sujet (de l’image de marque de Paul Kagame) et dans une large mesure l’opinion française.» (P. PEAN, Noires fureurs, blancs menteurs. Rwanda 1990-1994, Paris, Milles et une nuits, 2005, p.63). Les compatriotes qui s’en prennent aux « spécialistes » du Congo, malgré la profondeur de certaines de leurs analyses, oublient que ces deux grandes dames ont subi l’effet déstabilisateur des NTIC (Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication). Elles ne règnent plus en maîtresses incontestables en matière d’information sur l’Afrique des grands Lacs en général et sur le Congo en particulier. Certes, il arrive qu’elles aient certaines informations à la source (dans leur pays). Néanmoins, elles ne nous font plus rêver. Nous n’en sommes plus à l’époque où leurs arguments et leurs écrits avaient valeur d’arguments d’autorité. De plus en plus, les Congolais ne disent plus : «  En lisant Colette Braeckman, il semble que…Ou selon Marie-France Cros, il est vrai que… ». Quelle révolution copernicienne ? Si, à la lecture de Marie-France Cros, on sent un aveu encore flou de la relativisation de son expertise au Congo, Colette Braeckman, elle, voudrait continuer à jouer son rôle de porte-étendard dans l’expansion de la pensée unique, en étant incapable  tenir compte de ce qu’elle a dit hier.

En ce début de 2016, CongoOne rentre dans sa dixième année d'existence sur le net. Pour célébrer cet événement, CongoOne se propose de publier quelques textes issus de sa première version internet. Ce texte a été publié pour la première fois, le 19/04/2006.

La confusion est totale à Kinshasa. Non seulement que personne ne connaît la date de la tenue de l’élection présidentielle, mais même la campagne qui avait démarré le dimanche 16 avril (lire l’édition de Congoone.net mise en ligne le 16 avril)vient d’être suspendue.

En ce début de 2016, CongoOne rentre dans sa dixième année d'existence sur le net. Pour célébrer cet événement, CongoOne se propose de publier quelques textes issus de sa première version internet. Ce texte a été publié pour la première fois, le 16/04/2006.

Chers Compatriotes, Frères, Soeurs et Amis,

Je n’interviens pas souvent sur ces réseaux pourtant si utiles, mais je peux vous assurer que je lis tout ce qui s’y dit dès qu’un ami me met sur la liste des destinataires et que je reçois les messages circulés. L’objet de mon intervention aujourd’hui est le livre de Madame Braeckman intitulé : « Les nouveaux prédateurs : politique des puissances en Afrique centrale ». J’ai pris connaissance de la parution du livre par un message de notre frère Dr Miatudila, qui a eu la gentillesse de circuler la recension que Mr Ndaywel en a faite. Ce dernier dit en effet que le livre est un « cri d’indignation, de dénonciation et de révolte (…) un ouvrage engagé parce que solidaire d’une cause (…) une réécriture de l’histoire des Grands Lacs (…) une histoire au ras du sol », qui « prend la défense des faibles, des défavorisés et des marginalisés » . Le prof Ndaywel affirme même qu’il « n’avait encore rien lu d’aussi complet et d’aussi cohérent sur le règne de Kabila ». Mais en même temps Ndaywel nous invite à une confrontation de lectures et à une lecture croisée de la réalité de la région, et donc je pense du livre lui-même. Ayant déjà parcouru certains écrits antérieurs de Colette Braeckman, j’avais trouvé la recension de Ndaywel très élogieuse, et cela m’intriguait.