Tribune Libre
vendredi septembre 22, 2017
Register

Mon approche du ''pacte de redressement du Congo-Kinshasa'' part d'un principe : il ne sert à rien de recourir aux forces du statu quo ayant plongé ce pays dans un gouffre d'une misère anthropologique sans fond pour l'en extraire. Leurs tactiques, méthodes et stratégies ont marqué leurs limites. Il est temps de faire autre chose autrement. Ce principe n'exclut pas qu'il y ait ''re-conversion'' ou ''co-ruption'' dans leurs rangs. Mais compter sur elles comme actrices de premier plan serait contre-productif. Cela étant, il serait possible que ''les forces novatrices'' aillent fouiner dans ''la réserve de la res publica'' pour mobiliser les énergies dormantes.

 

Depuis que le Président de la République a convoqué ce qu’il a appelé un dialogue inclusif entre les forces politiques congolaises jusqu’à l’ouverture de la commission dite préparatoire de cette rencontre, un observateur attentif aux péripéties qui ont ponctué ce processus, jusqu’à l’ouverture réelle de ces assises en ce début du mois de septembre 2016, ne peut pas manquer d’être frappé par deux réalités qui sautent aux yeux.

 

En assassinant Lumumba en 1961, la Belgique, l’Angleterre et les USA prévenaient les Congolais que la RD-Congo n’était pas un pays indépendant, que cette terre ne leur appartenait pas…

Sous la direction de Thomas Giefer, le documentaire intitulé « Political assassination » aborde la question de l’assassinat de Lumumba. Dans cette vidéo, et juste au commencement du film, quatre sujets, dont trois Belges et un Américain, s’y expriment.

 

 

 

 

 

« Comment devenir les maitres du moment ? En centralisant l’ordre et le pouvoir autour d’une minorité et en semant le désordre dans le peuple, ramené au niveau de pantins paniqués. La méthode ? L’ingenierie social : infiltration des esprits, analyse de nos moindres faits et gestes, contrôle des comportements à distance, marketing de l’intime et autres réjouissances qui font de nous de bons consommateurs. » Comité invisible