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mardi octobre 16, 2018
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''L'histoire nous apprend que nous ne savons pas apprendre de l'histoire'' Michaëlle Jean

L'adversité et le crise ont paradoxalement un côté positif. Elles excitent l'imagination, la créativité et l'inventivité quand elles sont portées par des ''consciences éveillées''. Entre un monde en train de se mourir et un autre naissant, des patriotes et résistants congolais se mettent de plus en plus debout. De plus en plus de jeunes se politisent. Mêmes s'ils restent minorés ou minoritaires, ils sont là. Recourant à leur jugeote, ils se rendent de plus en plus compte que les promesses de ''deuxième indépendance'' , de ''libération'' et de ''souveraineté'' portées par ''le conglomérat d'aventuriers'' fabriqué par l'Ouganda, le Rwanda et leurs parrains anglo-saxons n'ont été qu'un leurre.

Lire un texte en le situant dans son contexte est toujours un exercice périlleux. Le tollé soulevé par l'interview accordée par Koffi Olomide à ''Digital Congo'' est un peu étonnant et compréhensible à la fois. Et suivre cette interview du début à la fin aide à se rendre compte de la façon dont un texte peut être réduit à sa plus simple expression au point d'en perdre une bonne partie de sa richesse. C'est cette interview est intéressante en tant que texte à scruter. Bien que fâchés contre l'orientation prise par la musique congolaise, nous devrions y rester attentifs. Elle fait partie de la culture congolaise. Elle forge les cœurs et les esprits. Pour le pire et/ou le meilleur.

Plusieurs échanges et débats sur des questions apparemment importantes sur les réseaux sociaux ont souvent une durée éphémère. Ils participent de ''la société du spectacle''. Ils portent la marque de ''la révolution numérique'' invitant ses fanatiques à s'enfermer dans l'instant présent. Le long terme, le temps long semble en être exclu.

Des compatriotes croient que la foi en Dieu est la chose la plus partagée au Congo-Kinshasa. Et que quand, dans ''une guerre par morceau'' telle que celle raciste et de prédation menée contre le pays de Lumumba, les causes matérielles et historiques doivent être oubliées au nom d'un Dieu qui donne et qui reprend. Ces compatriotes oublient qu'au Congo-Kinshasa, il y a de plus en plus des compatriotes qui ne croient pas en Dieu. Des hommes et des femmes fiers d'affirmer qu'ils sont des ''mécréants''. De plus en plus, le Congo-Kinshasa a des filles et des fils soutenant que Dieu n'existe pas. Kazadi Nansha Bandowa en est un exemple. Il y a, donc, au pays de Lumumba, des affirmations sur Dieu qui ne passent pas comme une lettre à la poste. Cette réalité ne devrait pas être niée au cours des débats sur des questions d'intérêt général.