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jeudi janvier 18, 2018
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Les cœurs cupides et les esprits assoiffés de ''pouvoir-os'' pourraient induire les Congolais(es) en erreur s'ils ne renoncent pas à leur idée biaisée d'une ''politique mondiale dynamique''. Depuis 1885, le Congo-Kinshasa connaît une guerre perpétuelle et par morceau. Elle est ''une opération économique rentable'' pour les forces impérialistes et néocolonialistes. Celles-ci ne prennent pas en compte ses externalités. C'est-à-dire la régression anthropologique et la crise de sens qu'elle induit. Les élites compradores et les autres esclaves volontaires de ces forces mentent en voulant cacher aux masses de nos compatriotes l'atrocité de cette guerre raciste de prédation en prétendant que ''la politique est dynamique''. Ils jouent sur le manque de mémoire collective dans le chef de plusieurs compatriotes.

Dans sa préface au livre de Ludo De Witte intitulé ''L'ascension de Mobutu. Comment la Belgique et les USA ont installé une dictature'', Jean Ziegler écrit :

Quand CNN fait passer les images de la vente des esclaves en Libye, les réseaux sociaux africains s'enflamment. Tout le monde rivalise d'ardeur pour dire tout le mal qu'il peut au sujet de cette pratique. Et les compatriotes africains ne voulant pas participer à ce feu de paille sont qualifiés de tous les noms d'oiseaux. Quelques jours et quelques mois après, l'émotion est retombée. C'est fini. Personne (ou presque) ne parle plus de nos frères et sœurs esclavagisés en Libye.

Demain, il y aura affrontement entre l'intelligence humaine et l'intelligence artificielle. Cette guerre a déjà commencé aujourd'hui. Il est nécessaire de pouvoir occuper utilement ''le terrain de la pensée''. Cette guerre se mènera dans le contexte de la mondialisation. Ce paradigme mérite d'être maîtrisé. L'une de ses caractéristiques est d'avoir fait du monde ''un petit village''. La circulation des personnes humaines n'a pas encore atteint la même vitesse que celle des capitaux. Celle-ci a atteint une vitesse vertigineuse. Néanmoins, de plus en plus, des ''citoyen(ne)s du monde'' augmentent en nombre. Cette citoyenneté (souvent) constitutionnelle n'en fait pas des êtres éthérés. Ils ont leurs pieds sur terre. Ils savent que la terre-mère est d'abord et avant tout enracinement, orientation, identité (première et non meurtrière). Ils n'ont cependant pas peur d'une identité riche de sa pluralité. Ces convictions constituent la matrice orientatrice de toutes leurs actions. Elles n'ont pas besoin d'être partagées par tous leurs compatriotes pour qu'ils créent des espaces de coopération et de synergie pour des actions mutualisées.